Rwanda à l’honneur

 Le Rwanda à l’honneur 

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➡️ A l’évocation du Rwanda, il nous vient d’abord et aisément à l’esprit le génocide de 1994. Bien que ce soit une réalité historique, ayant un impact non négligeable sur la société rwandaise mais aussi sur celle française, voyons ensemble que le Rwanda est bien plus que cela !

➡️ En effet, le Rwanda correspond d’abord au “ pays des milles collines ”. Connu pour ses paysages verdoyants 🌿 et montagneux , il rassemble aujourd’hui 12 millions d’habitants sur 26 338 km2. Le Rwanda est un pays de la région des Grands Lacs, située à l’Est de l’Afrique 🌍 et sans accès à la mer. Il est bordé par le lac Kivu et la République Démocratique du Congo 🇨🇩 à l’Ouest, par l’Ouganda 🇺🇬 au Nord, par la Tanzanie 🇹🇿 au Sud-Est et par le Burundi 🇧🇮 au Sud. Son climat ensoleillé avoisine les 25° toute l’année et il est ponctué par deux saisons des pluies et deux saisons sèches. Kigali, sa capitale, est de loin la ville plus grande et la plus développée du pays.

➡️ La population rwandaise est dans sa grande majorité chrétienne. Nous y trouvons des catholiques, des protestants et des adventistes. On compte également une minorité musulmane à raison de 2 à 5 % de la population. Même si la mention “ ethnique ” est officiellement bannie depuis les massacres des années 1990, on distingue parmi les Rwandais une majorité de Hutus et une minorité de Tutsis et de Twas. A cette grande diversité se superposent trois langues officielles 💬 : le kinyarwanda, l’anglais et le français. Le kinyarwanda est la plus répandue mais l’anglais est aussi parlé dans pratiquement tout le pays.

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➡️ La République du Rwanda est un régime présidentiel encadré par la Constitution de 2003 et indépendant depuis le 1er juillet 1962, suite à la colonisation allemande et belge. Système politique autoritaire, bien que théoriquement démocratique, il fait aujourd’hui l’objet de dénonciations de la part de diverses organisations en faveur des droits humains. Pour cause, en 2015 le Président de la République en poste depuis 2000, Paul Kagame, parvient à amender la Constitution en sa faveur, lui permettant de briguer un troisième mandat de sept ans. Le climat interne du pays est aussi emprunt de censure et d’autocensure, couronnés par des détentions illégales et secrètes. Une vague de répression a suivi les dernières élections présidentielles, durant lesquelles les actes de torture envers des opposants politiques au Front Patriotique Rwandais se sont multipliés. Les services de surveillance de la population font paradoxalement du Rwanda l’un des pays les plus sûrs au monde, notamment pour les visiteurs étrangers.

➡️ Ce constat politique contraste pleinement avec un bilan économique reluisant. Le Rwanda connaît depuis 2010 une croissance économique de 5 à 9 %, même si l’on peut douter de la fiabilité de ces chiffres, potentiellement gonflés. Le secteur agricole concerne plus de 90 % de la population. La Chine est aujourd’hui l’un des principaux investisseurs du pays, dans les secteurs du textile et du bâtiment en particulier, et elle entretient des liens diplomatiques forts en raison d’intérêts stratégiques dans la région. Encore assez peu touristique, le Rwanda jouit de parcs naturels à la faune et la flore variées, parmi lesquelles on peut observer des gorilles. Le Rwanda est un pays en plein développement économique et social qui paraît un modèle à plusieurs égards. C’est notamment le seul pays au monde avec une majorité de femmes au Parlement. De plus, depuis 2008, les sacs plastiques y sont interdits, par souci des enjeux environnementaux. Cependant, ce bilan est à nuancer puisqu’il existe encore de grandes disparités de richesses entre la capitale et les campagnes.

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Quelques sources pour en savoir plus :
👉 https://www.youtube.com/watch?v=3bjx4blqTx4
👉 Colette Braeckman, Rwanda : Mille collines, mille douleurs, coll. L’Âme des Peuple, éd. Nevicata, 2014

 Point historique 

Le Rwanda, du royaume moderne à la république actuelle.

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Effectivement l’évocation du Rwanda, nous rempli de nombreuses images atroces de guerre civile et de génocide. Pourtant si l’on discutaient de temporalité, cette funeste période ne représente qu’une infime part de l’histoire de cet espace, bien qu’elle demeure la plus marquante. Comment en est-on arrivé là? Y-a-t-il eu un “avant” ? Y-a-t-il eu un “après” ? Esma vous propose aujourd’hui une chronique diachronique simplifiée, à la découverte d’un espace qui historiquement demeure largement méconnu. 🗂📖

📜 L’espace qu’occupe le Rwanda de nos jours, fut rapidement peuplé et ce depuis l’aube de l’humanité. Il fut d’ailleurs toujours occupé, sa situation géographique dans la région des grands lacs en a fait un carrefour culturel et économique dense. Il aurait été fort intéressant d’aborder la préhistoire ou encore l’antiquité de cette région, cependant le manque de place et d’espace nous obligent à la synthèse, on peut néanmoins dire que les différents travaux d’historiens, d’anthropologues et d’archéologues révèlent une richesse culturelle inouïe.

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📜 C’est à partir du XIVe siècle que la société rwandaise apparaît, l’anachronisme est ici volontaire. Il s’agit d’un embryon de la société d’où l’on peut tirer les origines.Du XIVe siècle jusqu’au XVIe siècle, la région des grands lacs fut marquée par d’importants changements, dont des mouvements migratoires de populations fuyant les conflits, les famines et sécheresses afin de trouver refuge entre autre au pays des milles collines. Cela a pour effet la recomposition socio-culturelle des populations qui résident dans cet espace. A partir de ce petit ensemble, au XVIe siècle, le royaume du Rwanda prend forme. Une monarchie qui n’aura cesse de se développer et de se structurer. La société est divisée en clans, chaque clan se fonde sur des liens de parentés et adopte une spécialisation économique. Chaque chef de clan porte le titre de Mwami et parmi ces chefs de clans un monarque est choisi. Là encore, il est possible d’observer une certaine complexité: le pouvoir est divisé en trois domaines, la terre, le bétail et les armées. Chaque domaine est attribué à un chef et c’est généralement le chef des armées qui devient monarque. A côté de cette organisation socio-économique, la monarchie adopte très tôt une administration centralisée, ce qui lui permet une stabilité intérieure et un expansionnisme à partir du XIXe sur le plan extérieur. C’est une sorte de “super-puissance régionale” pour employer l’anachronisme volontaire de l’historien David W. Cohen. Une période qui vient mettre fin à des règnes courts pour amorcer une stabilité monarchique à l’image des trentes années de règne du Mwami Kigeri IV Rwabugiri (1840-1895).

📜 Pendant ce temps, en 1885, à Berlin, s’opère le partage de l’Afrique par les chefs d’Etats européens. Et le Rwanda notamment, revient aux Allemands. Le comte Gustav Adolf von Götzen, sera le premier européen reçu à la cour du Mwami. Il fut rapidement émerveillé par l’organisation et la richesse de la monarchie rwandaise. Pourtant, de ce premier contact plutôt cordial, on en garda que le souvenir. Rapidement les militaires emboîtent le pas aux théories “raciales” des travaux anthropologiques et historiques allemands du XIXe siècle. Ce qui fut une division sur une base socio-économique devint une division raciale. Les historiens J.B.Webster, B.A.Ogot et J.P. Chrétien affirment que “C’est là une simplification outrancière de ce qui fut une situation très complexe, dynamique et fluide”. Les Hutus sont assimilés à des paysans oisifs donc primitifs et on accorda des origines Hamites aux Tutsis plutôt clairs de peau. Les premiers sont marginalisés et on s’appuie sur les seconds pour assurer la domination politique. À la fin de la première guerre mondiale, la société des nations concède ce territoire aux Belges, qui ne manqueront pas de continuer sur les traces de la politique allemande. En 1934 après un recensement, les autorités belges font même figurer l’ethnie sur les cartes d’identités. Le mot ethnie est traduit par le mot Ubwoko qui signifie clan à défaut d’avoir un qualificatif racial en kinyarwanda. Les tensions entre les deux communautés sont exacerbées du fait d’une ségrégation raciale orchestrée par le gouvernement colonial belge en défaveur des Hutus.

En 1945, le Mwami et les Tutsis demandent l’indépendance du Rwanda mais face à ces revendications le gouvernement belge choisit de soutenir les Hutus qu’on présente soudainement comme la majorité opprimée. En 1957, sous la houlette de Grégoire Kayibanda, plusieurs intellectuels Hutus rédigent le manifeste des Bahutu, un texte qui demande initialement la fin de la ségrégation, l’égalité et l’indépendance du Rwanda. Cependant il est rapidement instrumentalisé par les radicaux Hutus pour fustiger la minorité Tutsi. En 1959 a eu lieu l’événement qu’on peut qualifier de “la genèse” du génocide : la “toussaint rwandaise”. Une révolution Hutu dite socialiste, soutenue par l’Eglise catholique et l’Etat belge, renverse la monarchie et chasse plusieurs milliers de Tutsis en Ouganda et dans les pays voisins. Le meneur de cette révolution, Grégoire Kayibanda, est élu président de la république en 1961, avant même l’indépendance du Rwanda en 1962. Le Rwanda continuera longtemps sa politique ségrégationniste. De leur côté les Tutsis qui ont fui chez le voisin, ne sont plus les bienvenus en Ouganda et tentent à plusieurs reprises de revenir dans leur terre natale.

En 1963 par exemple, après une offensive des Tutsis repoussés par l’armée Hutu, plusieurs milliers de Tutsis sont exécutés en représailles. Cependant il faut attendre 1979 et après le coup d’Etat de Juvénal Habyarimana de 1975 pour que le F.P.R. Tutsi voit le jour et à la tête des ses forces de sécurité : un certain Paul Kagamé. Plusieurs années d’affrontements plus tard, au mois de janvier 1993, le F.P.R. et le gouvernement du président Habyarimana concluent un accord qui vise à instaurer une mixité sociale et à associer les Tutsis au pouvoir. Mais voilà la paix ne fut qu’illusion puisque le 6 avril de 1994 alors que les accords sont sur le point d’être signés, l’avion de Habyarimana est abattu. Le lendemain, la première ministre Agathe Uwilingiyimana, ouvertement favorable aux Tutsis, est assassinée. C’est le point de départ d’un massacre qui durera quelques mois et qui fera presque un million de morts, Tutsis et opposants Hutus.

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📜 Si l’on ne s’attarde pas trop sur le drame, c’est pour aborder le Rwanda d’aujourd’hui. Ponctuer cette chronique par une note positive. Paul Kagamé en poste depuis 2000, élu en 2018 pour s’occuper de la gouvernance de l’Union Africaine, a mis en place de nombreuses mesures pour relever son pays. On lui reproche souvent son autoritarisme. Il a néanmoins contribué à faire émerger son pays économiquement. En plus de son bilan économique positif, on peut constater que son pays est le seul au monde à avoir une majorité de femmes à l’assemblée et que Kigali représente, en 2018, un modèle de propreté en Afrique. Qui l’aurait cru en constatant les images de la guerre civile ou du génocide ? Aujourd’hui le Rwanda est un pays important sur la scène africaine et même au-delà. 

📚 Pour aller plus loin: 📚

👉 Histoire général d’Afrique de l’UNESCO. (Consultable gratuitement en PDF à partir du lien ci-dessous)
http://www.unesco.org/…/…/general-history-of-africa/volumes/
👉 J.B. Webster, B.A. Ogot, J.P. Chrétien La région des grands lacs de 1500 à 1800, Histoire général de l’Afrique, Unesco, chap 26 p. 843- 896
David W. Cohen Peuples et les Etats de la région des Grands Lacs, Histoire général de l’Afrique, Unesco, chap 11, p. 307-330.
🎥 Émissions 🎥
👉 Une histoire brève de Dave Sheik: Ubwoko Kinyarwanda
https://www.youtube.com/watch?v=HCjk5gFQjDo
Films
👉 J’ai serrer la main du diable, 2007, d’après le témoignage du général Roméo Dallaire
https://www.youtube.com/watch?v=Cui_srVv6pE
👉 Hotel Rwanda, 2004.
https://www.youtube.com/watch?v=_9OE5KuQ3aA

 Point culture 

Le mariage rwandais

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Au Rwanda, le mariage est une étape essentielle dans la vie des individus. Les rapports sexuels hors mariages sont très mal perçus, aussi les Rwandais préfèrent se marier vite une fois l’âme sœur trouvée. Le mariage comporte trois cérémonies: une civile où les mariés signent les actes de leur union, une traditionnelle et une religieuse, de la religion des époux. Dans cet article nous parlerons de la cérémonie traditionnelle sûrement la plus importante et la plus impressionnante des trois 🙌.

💟Le mariage est un événement gigantesque, l’occasion d’inviter tout le monde 👨‍👩‍👧‍👦 : famille proche et éloignée, amis, collègues, amis des amis, et tous ceux qui ont un lien de près ou de loin avec les mariés . Les mariages rwandais comportent en moyenne plus de 200 participants ! La cérémonie est avant tout une mise en scène de la dot très codifiée. C’est la famille de la future épouse qui reçoit chez elle ou loue une salle pour l’occasion, deux grandes tentes blanches et décorées sont installées face à face. Une fois tous les invités de la femme installés, l’entourage de l’époux fait son entrée. Parmi les costumes on distingue des mushanana, habits traditionnels pour les invités d’honneurs. Les deux clans sont installés solennellement face à face, les chefs devant. A ce moment-là, notre couple se fait discret, la promise se cache dans la maison familiale, son futur époux est caché derrière sa famille.

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💟La phase de négociation commence, les négociateurs de chaque famille s’avancent. Ils commencent à parler dans un kinyarwandais ancien difficile à comprendre pour les rwandais eux-mêmes. Ils se saluent, présentent leur famille, s’offrent des cadeaux et des boissons, règlent avec un air sérieux des conflits parfois réels, parfois inventés pour l’occasion dans une mise en scène qui ne manque pas de faire rire les convives. Au bout de quelques minutes, le négociateur du futur mari demande si « par hasard » la mariée ne serait pas ici ? L’autre feint la résistance : « non, elle est malheureusement partie étudier à l’étranger ! ». Après quelques instants de fausse négociation, les deux négociateurs tombent d’accord et partent à l’écart négocier la dot, l’inkwano. La dot est le cadeau que doit faire le mari à la famille de sa promise, il offre traditionnellement des vaches mais ces dernières sont de plus en plus remplacées par de l’argent 💵. Les négociations se terminent et les vachers arrivent avec les bovins, chantant 🎶 des poèmes qui vantent la place de la vache dans la société rwandaise 🌍.

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💟Enfin les mariés entrent en scène, le mari est dans une petite tente avec ses garçons d’honneur, la mariée processionne au milieu des familles avec ses demoiselles d’honneurs et des danseurs. Elle salue sa future famille, rejoint son mari qui lui passe une bague 💍 au majeur de la main gauche (l’annulaire est réservé pour la cérémonie religieuse). Ils s’offrent ensuite des cadeaux, en apportent d’autres à leur nouvelle famille avant de se retirer dans la maison et laisser les danses traditionnelles envahir la suite de la cérémonie. Retirés, ils boivent un verre de lait, garant de leur future fertilité. Tout le monde se retrouve ensuite pour un dîner où les discours s’enchaînent, les chefs récapitulent l’ensemble de la cérémonie puis on danse jusqu’à l’aube…

 

 Portrait: Immaculée Ilibagiza 

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Immaculée Ilibagiza est une écrivaine et conférencière très singulière. Née en 1972 au Rwanda, cette femme a survécu au génocide de son peuple tutsi. Elle est l’auteure de l’ouvrage autobiographique Miraculée : une découverte de Dieu au cœur du génocide rwandais, publié en 2006. Elle raconte dans ce livre la façon dont elle a survécu au génocide des Tutsis, en 1994.

Le cauchemar commence le 7 avril 1994, Immaculée quittant le domicile familial afin de se réfugier chez le pasteur hutu Siméon Nzabahimana. Elle ne reverra plus jamais ses parents et ses deux frères. Le nom de la jeune fille figure sur une liste de personnes à tuer. Elle reste cachée durant quatre-vingt-onze jours, auprès de sept autres femmes, dans une salle de bain minuscule, dont l’entrée était dissimulée par une armoire. Cette dernière se trouvait dans la demeure du pasteur. Le meurtre d’Ilibagiza semblait assuré, d’autant plus que ses parents et ses deux frères ont été assassinés par des milices Interahamwe, responsables de la plupart des massacres durant le génocide et créées dès 1992 par le Mouvement révolutionnaire national pour le développement, parti unique au pouvoir à cette époque.

Cependant, la jeune femme pria sans relâche, se dévouant totalement à Dieu. Dans ce témoignage profondément touchant, Ilibaziga nous livre plusieurs moments dans sa cachette, qu’elle considère comme des miracles. La survivante est persuadée que ses prières lui ont permis de rester en vie. Elle confie également avoir trouvé en Dieu la force de pardonner à tous ceux ayant ôté la vie de sa famille, mais également de son peuple. La foi joue donc un rôle majeur dans son existence, comme nous l’indique cet extrait de son livre : « plus je priais, plus j’étais consciente que, pour recevoir la véritable bénédiction divine, mon cœur devait être prêt à recevoir Son amour. Mais comment pouvait-Il accéder à mon cœur alors qu’il contenait tant de colère et de haine ? ».

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Finalement, dans la famille de la jeune femme, seuls Ilibagiza et l’un de ses frères, étudiant à l’époque au Sénégal sans être informé du génocide rwandais, ont survécu. La jeune femme réussit à fuir le génocide en 1994, accueillie aux Etats-Unis, où elle obtient un doctorat. Elle étudiait l’électronique et la mécanique dans l’université de Saint John, à New York. Désormais, Ilibagiza constitue une grande source d’inspiration. Elle témoigne de cet enfer et du pouvoir de la foi dans le monde entier. En 2006, Le Journal d’Immaculée, réalisé par Peter Le Donne et Steve Kalaferun, fut nominé aux Oscars du cinéma, dans la catégorie meilleur court-métrage documentaire. En 2007, le pacifisme et la foi infinie d’Ilibagiza en Dieu et en la justice lui ont valu le prix Mahatma Gandhi pour la réconciliation et la paix.

Ilibagiza fut naturalisée états-unienne en 2013. Aujourd’hui, elle est assistante au programme de développement pour l’Organisation des Nations Unies, à New York, et elle a fondé l’organisation Immaculee’s Health Mission, ayant pour objectif d’accompagner les victimes de guerres, dont les nombreux orphelins. Elle est également mariée à Bryan Black, chef adjoint de la sécurité au siège de l’ONU, dont les travaux portent également sur les crimes de guerre au Rwanda.

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L’auteure de Miraculée consacre ainsi sa vie à une mission presque divine, comme elle l’affirme dans son ouvrage : « Dieu a sauvé mon âme et m’a épargné ce drame pour une raison : Il m’a sauvée pour que je raconte mon histoire aux autres et que je montre au plus grand nombre possible de personnes le pouvoir de guérison de Son amour et de son pardon ».

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