Compte rendu de la conférence Esma du 17/02/2017 : Coopération Sud-Sud – Le retour du Maroc en Afrique

Conf

La conférence Coopération Sud-Sud – Le retour du Maroc en Afrique – organisée par les membres de l’association Esma avait pour but de comprendre les enjeux autour du retour du Maroc au sein de l’Union Africaine. Elle s’est tenue ce Samedi 17 février dans l’amphithéâtre Oury-Gestion à la Sorbonne.

Charles Clément, étudiant à Paris 1 Panthéon Sorbonne a assisté à notre conférence et propose de nous rendre compte de ce qu’il s’est dit.

La conférence débute avec la présentation des invités et du sujet de la conférence par nos deux modératrices: Rahma et Aïda. Ensuite, la parole fut donnée successivement aux trois intervenants.

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Intervention de Monsieur Saad Bendourou

Le retour du Maroc dans l’Afrique, notamment dans l’Union africaine, correspond à un retour du royaume dans une unité géographique ainsi que dans une politique concernant un ensemble géographique auquel le Maroc appartient naturellement et historiquement. Le royaume n’a jamais cessé d’établir des relations avec cet ensemble. Elles ont toujours été riches, profondes, denses et variées, à l’instar de leur important rayonnement spirituel et culturel. Cet attachement marocain à l’Afrique se matérialise par le préambule de la Constitution marocaine de 2011, reconnaissant les apports africains. Il s’agit d’un retour à un ancrage naturel du Maroc dans son continent, en accord avec les reconfigurations africaines. La constitution de 2011 prévoit même un renforcement de la coopération Sud-Sud, sur la base de la promotion d’une dynamique de solidarité africaine : on est passé d’un État fondateur de l’OUA à un État qui regagne une instance internationale par son retour dans l’organisation. Le Maroc revient avec une nouvelle dynamique et surtout des capitaux politique, diplomatique et culturel permettant de porter en partie les efforts de l’UA, notamment exprimées par les visites royales marocaines. Ce retour est important, notamment pour les questions sécuritaires, dont les actions doivent s’inscrire dans une approche collective. Évidemment, cette politique publique est soutenue par des impulsions du cadre privé, notamment des entreprises dans le cadre économique. L’activité diplomatique se matérialise par 1 024 accords et conventions entre le Maroc et les pays africains, en plus d’une cinquantaine de visites dans plus de trente pays africains. Sur l’économie, l’un des grands projets phares est le Trans african pipeline.

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Intervention de Monsieur Roger N’Gbama

Les relations entre le Maroc et l’Afrique passent notamment par la CEDEAO, constituée de quinze pays et de plusieurs millions d’habitants. Le Maroc a adhéré à sa communauté depuis peu et ce dans une dynamique de coopération interne à l’Afrique et non en demandant une coopération à des acteurs extérieurs au continent. Cette adhésion à la CEDEAO ne s’est pas faite à l’unanimité, aussi bien à cause des problèmes de géographie (une CEDEAO au-delà du Sahel ?) ou du Sahara occidental. Cette intégration à la CEDEAO est une évolution dans la coopération Sud-Sud du Maroc : on passe en effet de relations bilatérales existant depuis l’indépendance à une politique collective et régionale.

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Intervention de Monsieur Abdelaziz Taki

Le Maroc n’a donc jamais quitté l’Afrique, malgré la période de quelques années en dehors de l’UA. Ce pays d’Afrique du Nord affronte des enjeux qui sont ceux de l’ensemble du continent : transition démographique et développement humain, modernisation de l’agriculture, intégration industrielle, énergies renouvelables, développement des transports, diplomatie pragmatique… Cette évolution passe par le développement d’une classe moyenne éduquée, dont l’importance est capitale pour le développement du Maroc et de l’Afrique ; les étudiants africains bénéficient aussi de cette éducation par des bourses délivrées par l’État marocain. Cette évolution s’accompagne d’un développement urbain dans les grandes villes, par des projets architecturaux destinés à toutes les classes de la population (notamment pour supprimer les bidonvilles). Le Maroc devient aussi une étape dans les relations globales, notamment en tant qu’intermédiaire entre l’Europe et l’Afrique.

Pour revoir la conférence en vidéo sur notre page Facebook

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Article rédigé par : 

Charles Clément

Etudiant en L3 Histoire à Paris 1, Spécialité: Histoire d’Afrique.
Mise en forme par S. Shehrazad, étudiante en L2 Histoire / Sciences politiques à Paris 1. Elle est aussi une membre active au sein de l’ESMA.

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