Compte renduConférence-Débat, ESMA / Association des Etats Unis d’Afrique -28/02: Jeunesse Africaine, le grand défi à relever.

La conférence sur la Jeunesse Africaine: un défi à relever, organisée par les membres de l’ESMA en collaboration avec l’association des Etats Unis d’Afrique pour comprendre les enjeux autour de la jeunesse africaine, qu’elle soit sur le continent ou non. En effet cette jeunesse qui représente démographiquement un potentiel inouïe mais  peut être aussi à défaut un énorme risque pour ce continent.  Elle a eu lieu ce mercredi 28/02 à l’amphi Lefebvre au centre Sorbonne.

 

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Mathieu Longlade et Fethi Aggad, tous deux membres de l’ESMA et étudiants à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, assistés à notre conférence et propose de nous rendre compte de ce qu’il s’est dit.18555151_217299968819562_914003338_n
La conférence commence par la prise de parole par le modérateur, monsieur Baba Deme. Après une courte présentation de la conférence, il cède la parole à Kadia Diarra et à Akli Aouaa pour une présentation de notre association. Après quoi, la conférence débute avec les interventions de nos conférenciers du jour.
Monsieur Diafara Boubacar Sakho,
Fondateur de GSSF et président actuel.
Monsieur Diafara Boubacar Sakho est au milieu de la photo
Les énergies renouvelable, une opportunité et un défi pour la jeunesse.
L’Afrique est un vieux continent qui a toute les potentialités de se développer, seulement il manque de bonne volonté, de bonne voyance et de bonne gouvernance. L’Afrique doit unir ses forces à l’image des Etats-unis d’Amérique qui à fédérer 52 Etats.
L’Afrique possède un potentiel supérieur aux autres continents en matière d’énergies renouvelables. Seulement en 2022 les prévisions annonce seulement 2% de la part des énergies  renouvelables dans le totale de la production énergétique africaine. Par ailleurs les énergies renouvelables offre des opportunités: en plus l’autonomie énergétiques, cela peut créer de la richesse et faire reculer la pauvreté. Mais aujourd’hui, le pétrole est la source majeure de l’énergie consommé par les foyer africains or l’Afrique possède un potentiel immense puisque tous les éléments de la nature sont disponible, que ce soit pour développer de l’énergie solaire, d’énergie Biomasse ou de l’énergie à base d’Azote.  En outre l’usage de ces energie est bénéfique pour l’environnement, par exemple, de panneaux solaires pour l’alimentation des foyers en électricité, aide à la lutte contre la pollution.
En Afrique il y’a des politiques énergétiques en développement: par exemple au Maroc, le roi Mohamed VI à bien compris que le développement économique ne pouvait de son royaume. Le développement et l’entrée en service en 2016 de la centrale solaire Noor témoigne de cette volonté de développement. Plus largement dans le  monde, la COP 21 a fait des avancés pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, cependant son travail à été ralenti par la rétractation de Donald Trump, l’actuel président des Etats-Unis.
L’énergie consommée actuellement par les foyers africains est faite à partir d’énergie fossile. Ces mêmes foyers ne comprennent pas la fluctuation des prix sur leurs facture et ne comprennent pas qu’en est le pétrole et le gaz qui est utilisé pour développer cet énergie est la base du problème. L’usage par exemple des éolienne qui peuvent être positionnés dans des coins reculés peut produire de l’énergie propre en réduisant la nuisance pour les habitations et contribué à stabiliser et réduire le prix des factures pour les foyers africains.
Mon message pour la jeunesse africaine :« nous sommes l’espoir de l’Afrique […] quand on veut on peut ,quand on fait on a, quand on a on peut réaliser». Agir pour développer les énergies renouvelables en Afrique, peut contribuer à terme, au  développement économique ainsi qu’à répondre en partie aux problèmes de l’Afrique.
Mme Mireille Mouelle
Chargé de mission en Centrafrique, présidente de l’ong CIRBFF.
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La femme dans les sociétés africaines, dans la francophonie et dans la mondialisation.
Au Ghana, il existe un proverbe qui énonce l’importance de la femme pour la société:
« Former un homme c’est former un individu, former une femme c’est former une Nation»
La femme représente 52% du genre sexué dans le monde. Elles ont la charge des ménages, contribuent à l’économie, mais elle n’est pas que cela, elles forment des communautés solidaires, elles sont sources de créativité et elles sont débordantes de créativité. En plus de porté la vie, nourrir un foyer, elles supportent bon nombres de responsabilités au sein de la famille.
L’Afrique est le continent qui compte le plus de femmes dans les fonctions dirigeantes. Elles sont même des pionnières en matière de formation et de recherche scientifique. Par ailleurs une étude américaine en 2016, avance que 5% des généraux des armées africaines étaient des femmes, contre 3% en Europe. Des femmes africaines ont mêmes occupés des postes de cadres politiques à toutes les échelles. La prix nobel de la paix en 2011 et présidente du Libéria de 2016 à 2018, Madame Ellen Johnson Sirleaf en est l’un de ces exemples.
Je me suis engagé en politique depuis une dizaines d’années et j’ai pu constater que la femme ne fait qu’entreprendre dans sa vie. J’ai pu aussi constater un certains nombre de choses en Afrique: au sein de la Francophonie par exemple, une communauté qui représente 23 pays sur les 54 en Afrique, la femme est moins représentées qu’ailleurs.
L’Afrique est aujourd’hui divisé en quatres parties: Afrique du nord, Afrique de l’Est, Afrique de l’ouest et l’Afrique australe. Et ce qui m’a frappé, c’est que l’on passionne trop les choses en Afrique, tout est fait par des humeurs qui sont trop surdimensionnés, alors que l’on a besoin de méthode et de stratégies. La femme doit se construire construire une base solide pour pouvoir aider son foyer et la société. Il faut pour cela qu’elle crée ses propres normes car dans la société tout est une question de codification.  Par ailleurs la journée de la femme en Afrique est célébré le 31 juillet et pas le 8 mars. Et cela grâce à une femme malienne, qui a milité pour que le 31 juillet devienne  «la journée de la femme africaine».
La diaspora à un rôle important a joué pour l’Afrique. Je considère qu’on ne peut pas aboutir à un niveau d’émergence si les ressortissants africains n’y contribuent pas. Je souhaite que vous puissiez lever la tête et être acteurs de ce développement.Si la diaspora qui est ici en Europe ou dans le monde ne s’organise pas de manière à pouvoir agir dans le pays africains, ce ne sera pas possible.
En Afrique il existe une dualité entre les population: celles qui sont à l’intérieur du continent et celles qui sont à l’extérieurs. Pourtant la diaspora envoie des milliards de dollars en Afrique, ceux-ci sont mal gérés. La femme doit intervenir dans la gestion des budgets si l’on veut espérer une gestion et une direction droite de l’argent. Pour cela la femme doit être reconnu l’égale de l’homme car nous sommes tous ici la colonne vertébrale au même titre et  sans colonne vertébrale vous pouvez être dialysés et ou immobilisé. La mère porte l’enfant et aujourd’hui il faut que les communautés africaines portent les femmes.
Jean Claude Félix Tchicaya
Sociologue, Praticien chercheur en sociologie, géostratégie et géopolitique.
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L’Affirmation de la jeunesse africaine.
L’heure pour l’affirmation de la jeunesse africaine a sonné. Leurs engagement va a contrario des préjugés qui veulent réduire l’Afrique à des raccourcis.Par ailleurs les populations africaines subissent une division racialisé. La distinction entre Maghreb et Afrique subsaharienne en est l’un des  exemples. Cette séparation mentale complique les rapports de voisinages. J’invite la jeunesse africaine qu’elle soit en Afrique ou ailleurs à déconstruire ces séparations pour se rapprocher. Je tiens d’ailleurs, à remercier l’association ESMA de promouvoir l’Afrique.
La jeunesse est majoritaire aujourd’hui en Afrique. Et aujourd’hui l’Afrique doit faire face à deux défis: économique et politique. Comment réaliser le développement économique et comment le réaliser politiquement. Il faut des États fort pour impulser des politiques économiques nécessaires aux développement des entreprises africaines. Il faut aussi des États fort pour aider les jeunes à devenir des acteurs économiques car la volonté de la jeunesse ne se suffit pas à elle seule.
Le continent africaine est la cible de convoitises. Qu’elles soient européennes,  asiatiques ou ailleurs, l’Afrique est économiquement convoitiser. Elle est convoité pour ses richesses naturelles. Mais l’Afrique possède aussi une richesse entrepreneuriale avec un esprit d’innovation extraordinaire. Les banques ont compris l’enjeu du développement de l’entreprenariat africain, d’ailleurs beaucoups d’entre elles soutiennent les initiatives d’entreprenariat.
L’heure de l’affirmation a aussi sonné pour les diasporas africaines. Elles suivent attentivement les politiques gouvernementales pour le développement économique. Par ailleurs la souveraineté politique ne peut être atteinte sans une souveraineté entrepreneuriale.  Il y a eu ces dernières années des mouvements de retour de la diasporas, mais il existe encore des velléités pour un grande part d’entre eux.
La jeunesse africaine doit prendre conscience de ces convoitises et participer au développement économique du continent.
Par ailleurs le marché ne doit pas prendre le dessus sur le service public. Ce même service publics doivent accompagner le développement économique et numérique en Afrique.
En somme il faut travailler pour une Afrique nouvelle et cela contribuera à terme à un nouveau monde. « Pas de nouveau monde sans une nouvelle Afrique». L’image d’une Afrique debout sur le plan économique influencera en Afrique ou à l’extérieur, tout deux liées par un soft power psychologique qu’est le panafricanisme. Ce même soft power psychologique permettra à l’extérieur du continent de changer les représentations clichés sur l’Afrique.
Moussa Mara
Auteur et ancien premier ministre du Mali
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La jeunesse africaine: un grand défi à relever.
Aujourd’hui 1 jeune sur 5 dans le monde est africain et dans 25 ans 1 jeune sur trois dans le monde sera africain. Par ailleurs la population africaine sera multiplié par 2, elle passera en 2045 à 1,3 milliard. A côté de cette progression démographique, on constate chaque année une augmentation des chômeurs de l’ordre de 15 à 20 millions alors que 20 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, on a du mal à donner de l’emploi au jeune. Cela contraste avec l’état de l’économie en Afrique. Nous comptants les pays des plus dynamiques dans le monde, à l’instar des pays de l’Afrique de l’Ouest qui connaissent en moyenne 4% de croissance économique annuelle.
Au Mali, la moitié de la population à moins de 16 ans. Or l’âge de l’admissibilité à l’emploie au Mali est fixé à 15 ans. Aujourd’hui 70% de la population malienne est inactive et à l’échelle de la famille le peu de personne active prend en charge les charges du foyer. A cause de cela, aujourd’hui la jeunesse malienne est plus près d’être une bombe à retardement qu’une opportunité pour le pays.   
Par ailleurs Les taux d’urbanisation sont nettement plus élevés que ce que l’on a relevé en Europe, au aux Etats-Unis ou en Asie. La disparité démographique est à l’équilibre, les populations s’entassent dans les grandes villes tel que Bamako. Cette augmentation démographique dans les grandes ville est mal géré par les politique alimente le développement des bidonvilles. Ces quartiers insalubres sont sources de tensions sociales et menacent la stabilité du pays.
Les ministères de la jeunesse des gouvernements africains, quand ils en sont pourvus, sont relégué au dernier rang protocolaire comme pour signifier que la jeunesse est secondaire de leurs ordres des priorités. Constat que j’ai tirer moi-même dans mon propre gouvernement lorsque j’ai été premier ministre. Au niveau de nos Etats, nous ne sommes pas à l’hauteur des enjeux que représente cette jeunesse et cette jeunesse s’organise sans l’Etat.
Pour la jeunesse africaine je recommande « de viser l’excellence et de tout faire pour être premier dans tout ce que vous faîtes, dans toutes les formations que vous faîtes, ne vous contentez pas de la seconde place. Je crois pas à  l’intelligence, je crois à l’intelligence et aujourd’hui les jeunes travaillent moins qu’il y’a cinq ans. Je recommande à la jeunesse de travail plus car le monde est concurrentiel, ayez toujours la volonté d’être les meilleurs». l’Etat doit encourager l’entreprenariat, « on devient pas entrepreneur par hasard», l’Etat doit encourager sa jeunesse à entreprendre,  « ne cherchez pas votre emploi, créez le vous-même».

Propos recueillis par : 

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Mathieu Longlade
Etudiant en Histoire / Sciences politiques à l’Université Panthéon-Sorbonne.
Assistant-coordinateur général du pôle rédaction et coordinateur de la rubrique « sous l’arbre à palabre » au sein de l’ESMA.

 

Synthèse et relecture par: 

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Fethi Aggad
Etudiant en Finances à l’Université Panthéon-Sorbonne.
Membre actif au sein de l’ESMA

 

 

Mise en forme par:

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Akli Aouaa
Etudiant en Histoire à l’Université de Panthon-Sorbonne.
Trésorier et coordinateur général du pôle rédaction au sein de l’ESMA.

 

 

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