Point Culture : Le Kenya

Le Kenya

Comme vous l’aurez deviné, c’est le Kenya qui est mis à l’honneur ! ESMA vous emmène à la découverte de ce pays à travers sa présentation.

Les Maasaïs sont une ethnie de guerriers et d’éleveurs semi-nomades, majoritairement présente au Kenya et en Tanzanie. L’ethnonyme « Maasaïs signifie « ceux qui parlent maa », une langue nilotique orientale parlée principalement, par cette ethnie dans le sud du Kenya. 

Comme de nombreux peuples d’Afrique australe et orientale, les Maasaï sont issus de la vallée du Nil. Ils ont ensuite migré jusqu’au sud du Kenya et se sont établis aux environs du XVème siècle dans un vaste espace s’étendant du Mont Kenya au Mont Kilimandjaro, en Tanzanie. Selon les estimations, la population Maasaï serait comprise entre 300 000 et 880 000 personnes.

Carte du territoire d’habitation du peuple semi-nomade Maasaï, disponible sur :  https://www.manimalworld.net/medias/images/masaimaracarte.jpg

Mode de vie :

Les Massaïs ont résisté aux incitations des gouvernements kényan et tanzanien visant à leur faire adopter un mode de vie plus sédentaire et à adopter l’agriculture. Cette résistance leur a permis de garder leurs modes de vie semi-nomades et agricoles, leur permettant de se déplacer annuellement de part et d’autre de la frontière pour faire paître leurs troupeaux, à travers la savane lors des changements de saison.

Les Massaïs habitent de petites maisons rondes, qu’ils construisent en fonction de leurs déplacements, formant un village nommé “boma”. Ils utilisent des branches qu’ils entrecroisent et enduisent d’un mélange de boue et de bouse de vache. Ce mélange appliqué sur les maisons, sèche très vite et devient aussi dur que du ciment. Ainsi, lorsque ces derniers migrent, ils détruisent complètement par le feu leur ancien village.

Chaque famille massaï possède une dizaine de bœufs, de chèvres et de moutons. Chaque bête est marquée d’un signe qui indique à qui elle appartient. La richesse d’un Massaï est déterminée par le nombre de vaches que possède sa famille.

Les hommes emmènent leurs troupeaux paître dans la réserve des animaux, pour plusieurs jours. C’est le plus ancien guerrier massaï qui guide le troupeau à travers la savane. Le peuple Massaï occupe un territoire aussi longtemps que le bétail peut s’y nourrir.

Le troupeau fournit l’essentiel de l’alimentation des Masaïs. Ils consomment le lait et le sang de leurs animaux, le sang est extrait grâce à une incision sur la veine jugulaire des bêtes, incision qui est refermée après. Ils ne consomment que très peu de viande, et pas de poisson. Ils utilisent également les plantes (dont beaucoup sont à usage médicinal).

Organisation de la société :

Le village est placé sous l’autorité des anciens et d’un chef, lien vivant entre le peuple et le Dieu unique, Ngai. Le Dieu Ngai serait à l’origine de leur plus grande  richesse : le bétail. Le chef connaît les plantes médicinales et peut pratiquer la divination et la magie. 

Les Massaïs forment une société où le pouvoir appartient aux hommes et en particulier aux anciens. Les hommes peuvent être polygames (en fonction de leurs ressources pour nourrir leur famille), mais les femmes ne peuvent se marier qu’une seule fois. Les jeunes sont soumis à la circoncision pour les garçons et à l’excision pour les filles. L’excision, aussi connue sous le nom de mutilations génitales féminines (MGF), est une pratique courante chez les Massaï, peuple semi-nomadique originaire du Kenya et du nord de la Tanzanie. Bien que cette procédure soit illégale, au sein de la communauté Massaï, la pratique demeure plus répandue dans certaines communautés  Massaï, toutes les femmes adultes sont excisées.

Les femmes construisent les maisons et s’occupent de la vie du village (entretien des maisons, repas, vêtements, …). Les hommes veillent à la sécurité du campement et s’occupent du bétail.

Femmes massaï: https://www.333travel.nl/kenia/tour/pracht-en-praal-van-kenia-prive

Les Massaïs affectionnent leur apparence et abordent des couleurs vives, notamment lors des fêtes et des célébrations. Les femmes arborent également de nombreux bijoux et ont souvent recours à des modifications corporelles (lobes d’oreilles percés et distendus par le poids des boucles d’oreilles, extractions des dents de devant). Très élégants, les moranes (jeunes guerriers) se tressent les cheveux et les teignent à l’aide de terre ocre, leur couleur répondant ainsi à celle de leur tunique.

La société Massaï est très hiérarchisée. Les hommes sont répartis en cinq groupes en fonction de l’âge : les enfants, les jeunes guerriers, les guerriers adultes, les jeunes aînés, les aînés. Les Massaïs disposent de nombreux rites semblables à des compétitions permettant de les distinguer les hommes tout au long des différentes étapes de leurs vies . Le passage d’un groupe à l’autre se fait par initiation. Ces rites d’initiations permettent dans un premier temps, consiste aux alentours de l’âge de 15 ou 16 ans, de préparer leurs passage de l’enfance à l’âge adulte.  Ils sont circoncis puis partent vivre tous ensemble dans un village isolé du monde des adultes. À leur retour, ils sont considérés comme des guerriers accomplis et ont notamment le droit de se marier. Les rites de passage d’un adolescent massaï est de passer trois mois dans la forêt, d’apprendre à gérer un troupeau de vaches et de tuer un lion.

Jeune homme massaï : https://line.17qq.com/articles/cnnglmnccv.html

Les chefs sont déterminés par la danse « adumu » surnommée  » la danse traditionnelle du saut réservé aux hommes. Cette danse consiste à sauter le plus haut possible en conservant les pieds joints. Celui qui saute le plus haut est désigné comme le chef du groupe, sauter est une compétence précieuse. Il s’agit pour chacun des hommes de vigueur et d’agilité. 

Le guerrier qui saute le plus haut, est très fort, car lorsqu’il attaquera les vaches des autres tribus, il pourra facilement sauter la clôture et attraper les vaches » dit-il.

Concours de saut initiatique : https://clanbebert27.aminus3.com/image/2016-12-17.html

Tourisme auprès du peuple Massaï :

Depuis quelques années, le tourisme leur apporte une source de revenus complémentaire, entre spectacles de danse, vente d’artisanat et visites de villages, à l’occasion de visites des touristes et des safaris. Cependant, au fil des années, la zone d’habitat du peuple traditionnel se réduit au profit des constructions d’habitats et de structures touristiques, ce qui pourrait mettre en péril le futur de cette ethnie africaine, au fil du temps. L’inquiétude est donc grandissante pour la survie de cette tribu qui vit principalement de l’élevage et de la production agricole.


Moidziwa MOHAMED ALI 

L3 Double licence droit-économie à Paris 1 Panthéon Sorbonne et membre active à ESMA


BIBLIOGRAPHIE


Article Wikipédia, Massai URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maasa%C3%AF

Reportage :  Sans frontières – A la rencontre du peuple Massaï, France Télévisions, 24 août 2015 URL : https://www.youtube.com/watch?v=0eFLjNkE5qM 

Le Temps de Claude, Le peuple Massaï, les tribus URL :http://claude.dupras.com/photoreportages/le-peuple-maasai-les-tribus/

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